Les déchets phytosanitaires
La problématique
La caractéristique majeure de ces déchets est leur forte dispersion dans l'espace.
Les déchets phytosanitaires (qui sont des déchets dangereux) sont de 2 types : emballages vides souillés de produits phytosanitaires et produits périmés et inutilisables.
Les Emballages Vides de Produits Phytosanitaires ou EVPP (principalement les emballages plastiques)
Les agriculteurs français en produisent en moyenne 10 à 20 kg par exploitation et par an. Ces emballages sont pour la plupart brûlés sur l'exploitation (ce qui est réglementairement interdit), apportés en décharges d'ordures ménagères, évacués avec des ordures ménagères (alors qu'ils ne peuvent être assimilés à des déchets ménagers que s'ils sont soigneusement rincés et les eaux de rinçage gérées correctement) ou abandonnés dans la nature…
Les Produits Phytosanitaires Non Utilisés et périmés ou PPNU
Ce sont des produits chimiques accumulés, au fil du temps, dans les exploitations agricoles, faute de solutions pour les éliminer. Le gisement total est alors estimé à 500 tonnes pour Midi-Pyrénées. 50 % environ des agriculteurs en possèdent 20 à 30 kg par exploitation. Une grande partie de ces produits est toxique. Ainsi, les PPNU peuvent être répertoriés comme des déchets toxiques en quantités dispersées et relèvent des Plans Régionaux d'Elimination des Déchets Indsutriels Spéciaux.
Pour ces deux types de déchets, se posent les mêmes questions :
- Quel gisement pour Midi-Pyrénées ?
- Quelle solution à court terme ?
- Comment préparer à moyen terme la collecte, le tri sélectif, le traitement et l'élimination de ces produits ?
- Avec quel financement ?
Les objectifs de l'étude
Le premier objectif est d'établir un diagnostic en Midi-Pyrénées :
- Connaître le comportement des agriculteurs en matière de stockage, manutention, utilisation des produits, destruction des déchets contenant des produits non utilisés et des emballages vides.
- Evaluer le flux des emballages vides.
- Evaluer le gisement (natures et quantités) des produits non utilisés dans les exploitations agricoles et chez les distributeurs, ainsi que le flux annuel des produits non utilisés.
En un second temps, le but est de rechercher des solutions :
Proposer une organisation pérenne de collecte et de traitement de produits phytosanitaires non utilisés et des emballages vides.
Coût, financement :
Le coût global de l’étude est d'environ 80 000 euros (524 000 F). Il est pris en charge, à parts égales, par le Conseil Régional, l'ADEME, l'Agence de l'Eau Adour Garonne, les crédits européens (FEDER) et la Chambre Régionale d'Agriculture.
Cette étude n'est disponible qu'en version papier. Pour vous en procurer un exemplaire merci de contacter le secrétariat de l'ORDIMIP.